Avant guerre - 1936-37- Jean Ducros lance le Syndicat des Ingénieurs diplômés français (SPID). Prélude à la création de la Confédération Générale des Cadres
Face au dénigrement, qui frise parfois l’insulte *, il faut agir en montrant l’unité d’un groupe, celui des Cadres, qui est avant tout responsable devant la nation:
- rien ne sert d’augmenter les salaires si on laisse glisser les prix (l’inflation est galopante pendant ces années d’après guerre), il faut d’abord augmenter la production et donc s’en donner les moyens. Mais si on augmente les salaires ouvriers, comme le propose le gouvernement du moment, alors les Cadres doivent être aussi augmenté et la hiérarchie maintenue.
Jean Ducros s’entoure d’une équipe dynamique et volontaire et il délègue au maximum. La lecture du journal qui contribua au succès de la CGC montre bien cette répartition des rôles qui ira en se renforçant au fil des années.
Yves Fournis, le Secrétaire Général, responsable du rapport moral pour les congrès de la confédération à partir du 1er en 1945, est lui-même à la tête d’un des syndicats de la CGC et un organisateur des manifestations de la confédération. Les VRP avec M. Leferme, le syndicat des ingénieurs des cadres des mines (Roger Millot) et une trentaine d’autres forment l’ossature de cette union.
Un des combats les plus difficiles sera celui de la représentativité de la CGC:
“Si nous réclamons des places dans les commissions, çà n’est pas par ambition, car c’est au détriment de notre gagne-pain, c’est pour servir le pays” (JD-avril 46). Il faudra aller jusqu’à la grève.